Durée
Distance
Dénivelé
Cet itinéraire vous est proposé par la communauté Camp to Camp. Cliquez ici pour y accéder directement sur leur site web.
- Cet itinéraire constitue la seconde étape d'un tour du Ruitor en 3 jours.
##Descente vers Planaval
Du refuge degli Angeli, prendre le sentier qui descend vers les lacs de Morion (18). Contourner les lacs par la droite et poursuivre d'abord le long d'une crête puis par une traversée. Passe un col entre le Bec de l'Aouille et le massif du Ruitor. Continuer sur ce sentier, nombreux lacets (descente lente) jusqu'à atteindre la cabane de Miollet (1892 m). Juste après la cabane prendre à gauche un sentier (19), effectuer une longue traversée légèrement ascendante en sous-bois versant E du Becca Céré. Traverser sans difficulté quelques zones de dalles équipées de marches et mains courantes, avant d'attaquer une franche remontée en lacets dans des vernes jusqu'à la bergerie d'Orfeuille (1990 m). Suivre alors la piste jusqu'à Planaval.
##Montée au col de Planaval
De Planaval suivre la route jusqu'à la Clusaz. Continuer sur la route par un lacet à gauche, puis juste après un lacet à droite prendre le bon sentier (2, 21, 21a, panneaux) en direction des cols de Crosatie et de Planaval. Monter efficacement en passant près de la cabane de Benevy, laisser à droite le sentier 20 B (suivre toujours les marques 21 ou 2) et atteindre les belles bergeries ruinées de Fond. Continuer jusqu'à une bifurcation (panneaux) indiquant le col de Planaval à gauche (et le lac du Fond tout droit), à l'entrée d'un grand replat herbeux. Repérer 5 à 10 m avant le panneau une vague sente et quelques cairns ou marques qui indiquent le chemin menant au col de Planaval. À partir de là, le sentier devient peu marqué. Suivre au mieux les cairns et marques jaunes, parfois nombreux, parfois espacés. Le sentier franchit rapidement le torrent, remonter diagonale rive droite pour aboutir à un second grand replat herbeux. Traverser plusieurs zones humides/torrents en essayant de ne pas perdre les marques, en bordure gauche (rive droite) de ce vallon, sans chercher à monter à gauche, jusqu'au pied d'une ancienne moraine encombrée de gros blocs. Contourner sa base par la droite puis la remonter en suivant toujours les marques, passer en contrebas du point coté 2512 (énorme bloc erratique perché au sommet d'une moraine). Peu à peu le décor devient de plus en plus minéral. Un peu plus haut, traverser le torrent monter tout droit le long de sa rive gauche. À ce niveau, les marques se font de plus en plus espacées et finissent par disparaître complètement mais le col est visible. Remonter au mieux dans un chaos de blocs, en tirant légèrement sur la droite. Attention à ne pas suivre trop longtemps certaines moraines qui tendent à amener trop à gauche du vallon, obligeant ensuite à des traversées délicates. Rester globalement proche du fond du vallon, en se maintenant sur sa rive droite (à gauche en montant). Atteindre une zone où la glace est sous-jacente, rendant ce chaos de blocs particulièrement instable. Cette section demande une grande vigilance (risque de faire glisser de très gros blocs). Quelques ressauts rocheux, bien visibles rive droite du fond de la combe peuvent être utilisés pour une progression plus sûre sur quelques mètres. Le dernier de ces petits ressauts aboutit à un vague replat au pied du col. En conditions sèches remonter la partie finale légèrement à droite du névé tapissant le fond du vallon (le long d'une main courante) par une pente d'éboulis relativement stables pour aboutir rapidement à la crête, juste à droite du col.
##Descente au refuge Deffeyes
Au col, retrouver les marques, cairns et bonne sente (16). Descendre d'abord facilement avant de traverser une courte zone d'éboulis fins très instables. Poursuivre la descente en suivant les marques (plutôt que certains cairns). Franchir par des mains courantes deux courtes zones de dalles rocheuses (bien équipé, bonnes prises de pied, moyennement exposé). Le sentier poursuit sur le faîte de la moraine, puis en traversée, effectue une courte remontée pour passer un collet puis longe plusieurs lacs. Laisser un sentier qui monte sur la gauche et poursuivre en traversée jusqu'au pont sur le torrent issu de la combe des Ussulettes. Le traverser et par une courte remontée, atteindre le refuge Deffeyes.
- Avertissement : toute la partie finale (200 à 300 m) de l'ascension du col de Planaval peut être en neige. Dans ces conditions, piolet, crampons, voire corde peuvent être utiles. Toutefois, en conditions sèches, cette partie reste très délicate, peut-être même plus dangereuse, et particulièrement pénible.
- Cette ascension du col de Planaval se déroule dans une ambiance très alpine, dominée par les parois menaçantes de la Pointe Chenal en rive gauche (probable risque de chutes de pierres). La descente côté Deffeyes n'est pas du tout du même niveau, bien que comportant deux passages rocheux équipés.
- Ne pas sous-estimer non plus la descente sur Planaval depuis le refuge degli Angeli. Sans difficulté technique, elle est particulièrement longue (compter 3 bonnes heures) et vient se rajouter à une étape déjà considérée comme conséquente.
- La trace GPX associée à l'itinéraire n'est qu'illustrative et approximative. Elle n'a pas vocation à être utilisée pour s'orienter.